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Convention HCR, IDCC 1979

Le contrat d'apprentissage dans la convention collective des HCR

L'apprenti est un salarié de l'établissement, rémunéré en pourcentage d'un minimum de référence et soumis à des règles de protection propres quand il est mineur. La branche a fixé son classement et les obligations du tuteur.

Avenant n° 35 du 27 fevrier 2025 : le texte de branche applicable à la rémunération des apprentis 12,00 € : le premier palier de la grille, celui du niveau I auquel les apprentis sont classés 5 000 € : l'aide à l'embauche d'un apprenti, sous conditions

Ce qu'est le contrat d'apprentissage dans les HCR

Le contrat d'apprentissage est un contrat de travail par lequel l'employeur s'engage à former un jeune en alternance avec un centre de formation, et l'apprenti à travailler pour lui et à suivre sa formation. L'apprenti figure au registre unique du personnel, reçoit un bulletin de paie, cotise et bénéficie des régimes de branche comme les autres salariés de l'établissement.

Le secteur forme une part importante de ses cuisiniers, de ses serveurs et de son personnel d'étages par cette voie. Cela ne fait pas de l'apprenti un salarié à part : c'est un salarié dont la rémunération obéit à des règles particulières et dont le temps de travail est encadré plus strictement lorsqu'il est mineur.

Un texte de branche récent

L'avenant n° 35 du 27 février 2025, applicable au 1er août 2025, fixe les règles de rémunération des apprentis dans la branche. Il classe les apprentis au niveau I de la classification et retient une rémunération exprimée en pourcentage, calculée sur la base la plus favorable au salarié. C'est ce dernier point qui change la pratique de nombreux établissements.

Le détail

Ce que prévoit la branche

Le classement au niveau I

Les apprentis sont classés au niveau I de la classification issue de l'avenant n° 30 du 31 mai 2022. Ce classement doit figurer sur le contrat, sur le bulletin de paie, sur le certificat de travail et au registre unique du personnel, comme pour tout salarié de l'établissement. Il sert de base au calcul de la rémunération de l'apprenti, exprimée en pourcentage. Le classement au niveau I ne préjuge pas du positionnement du salarié à l'issue de son contrat : une embauche après l'obtention du diplôme se classe sur les fonctions réellement exercées, ce qui conduit fréquemment à un niveau supérieur.

La règle du plus favorable

La rémunération de l'apprenti s'exprime en pourcentage, appliqué au minimum conventionnel ou au SMIC selon celui des deux qui est le plus favorable au salarié. Cette comparaison n'est pas théorique dans les HCR : les premiers paliers de la grille de branche, dont 12,00 €, sont inférieurs au SMIC, qui s'applique alors. La vérification se refait à chaque revalorisation du SMIC, à chaque changement de grille et à chaque changement de tranche d'âge ou d'année d'exécution du contrat. C'est une comparaison mensuelle, pas un paramétrage figé au démarrage du contrat.

Le permis de former du tuteur

Le maître d'apprentissage doit être titulaire du permis de former. La formation initiale dure quatorze heures, et une mise à jour de sept heures est exigée tous les quatre ans. Cette obligation pèse sur la personne qui encadre effectivement l'apprenti, pas sur l'établissement en général. Un tuteur qui change, part ou n'a pas actualisé sa formation dans le délai fait perdre au dispositif sa régularité. La date de la dernière mise à jour se suit comme une échéance de gestion, au même titre qu'une visite médicale, car elle se vérifie facilement et se régularise difficilement dans l'urgence.

Les aides à l'embauche

L'embauche d'un apprenti ouvre droit à une aide, dont le montant de référence s'établit à 5 000 €. Son versement dépend de conditions tenant notamment à l'effectif de l'entreprise et au niveau du diplôme préparé, et le montant est majoré lorsque l'apprenti est en situation de handicap. L'aide n'est pas automatique : elle suppose un contrat correctement enregistré et des déclarations sociales cohérentes, puisque son versement s'appuie sur les données déclarées. Une anomalie sur le contrat ou dans la déclaration bloque le versement, souvent plusieurs mois, et se corrige par une régularisation déclarative.

Le suivi du temps de travail

Le temps de travail de l'apprenti se décompte comme celui des autres salariés, en incluant les heures passées en centre de formation, qui sont du temps de travail effectif. Un apprenti n'est donc pas disponible pour un service parce que sa semaine de cours a été légère. Lorsqu'il a moins de dix-huit ans, les durées maximales quotidienne et hebdomadaire sont plus courtes que celles d'un salarié majeur, et tout dépassement suppose une dérogation. Le décompte doit permettre de distinguer les heures de présence en établissement de celles passées en formation.

Le travail de nuit des apprentis mineurs

Le travail de nuit est interdit aux salariés de moins de dix-huit ans. C'est le principe, et il vaut pour l'apprenti comme pour tout autre jeune travailleur. La plage de nuit de la branche s'étend de 22 heures a 7 heures, ce qui recouvre précisément la fin du service du soir dans un restaurant.

Le secteur bénéficie d'une tolérance encadrée, qui permet dans certaines conditions de faire travailler un apprenti mineur au-delà de l'heure de début de la plage. Cette tolérance ne se présume pas et ne s'applique pas d'office : elle est conditionnelle, limitée, et suppose de respecter les formalités prévues. Un établissement qui place un apprenti de moins de dix-huit ans sur la fermeture du soir sans avoir vérifié ce point s'expose à une sanction, et l'exposition est plus grave encore en cas d'accident.

  • La règle de principe est l'interdiction, pas l'autorisation assortie d'exceptions.
  • Le repos quotidien du mineur est plus long que celui d'un salarié majeur.
  • La vérification se fait avant d'établir le planning, pas après un contrôle.

Un apprenti reste un salarié de l'établissement

Les règles générales de la convention s'appliquent à l'apprenti sans qu'il soit besoin de disposition particulière. L'avantage en nature nourriture lui est dû dans les mêmes conditions que pour les autres salariés, dès lors que l'établissement est ouvert à la clientèle aux heures de repas et qu'il est présent. Les régimes de frais de santé et de prévoyance de branche s'appliquent dès le premier jour du contrat, sauf dispense écrite demandée par le salarié et conservée.

La déclaration préalable à l'embauche, la visite d'information et de prévention, l'inscription au registre unique du personnel et la remise des documents de fin de contrat suivent le régime commun. La particularité de l'apprentissage tient à la formation et à la rémunération, pas à un allègement des obligations d'employeur.

Ce qui se vérifie au démarrage du contrat

Un contrat d'apprentissage mal engagé produit des difficultés qui durent tout le contrat. La vérification initiale porte sur quelques points précis, tous documentaires.

  • Le classement au niveau I porté au contrat et repris sur le bulletin.
  • La base de calcul retenue, minimum conventionnel ou SMIC, avec la comparaison écrite qui justifie le choix.
  • Le permis de former du maître d'apprentissage, avec la date de sa dernière mise à jour.
  • L'âge de l'apprenti et les conséquences qui en découlent sur les plannings tant qu'il est mineur.
  • L'affiliation aux régimes de branche, effective dès le premier jour.

Les points qui reviennent en cours de contrat

Trois évolutions modifient la rémunération d'un apprenti sans qu'aucune décision ne soit prise : le passage d'une année d'exécution du contrat à la suivante, le changement de tranche d'âge, et la revalorisation du SMIC. Chacune impose de refaire la comparaison entre le minimum conventionnel et le SMIC, et d'appliquer le plus favorable. Un paramétrage figé au démarrage produit mécaniquement un rappel de salaire.

S'y ajoutent le suivi du permis de former, dont la mise à jour arrive à échéance tous les quatre ans, et le passage à la majorité de l'apprenti, qui met fin aux restrictions applicables aux jeunes travailleurs. Ces échéances se tiennent dans un calendrier, faute de quoi elles se découvrent au moment où quelqu'un les vérifie de l'extérieur.

Questions fréquentes

Vos questions

Sur quelle base calcule-t-on le salaire d'un apprenti ?

Sur le minimum conventionnel ou sur le SMIC, en retenant celui des deux qui est le plus favorable à l'apprenti, auquel s'applique le pourcentage correspondant à sa situation. Dans les HCR, cette comparaison est déterminante : les premiers paliers de la grille de branche, dont 12,00 €, sont inférieurs au SMIC, qui prend alors le relais. La comparaison se refait à chaque revalorisation du SMIC, à chaque nouvelle grille de branche, à chaque changement de tranche d'âge et à chaque passage à l'année suivante du contrat. Un taux paramétré une fois au démarrage et jamais revu produit un rappel de salaire dont le montant grandit à chaque mois de retard.

Le tuteur doit-il être formé ?

Oui. Le maître d'apprentissage doit être titulaire du permis de former, dont la formation initiale dure quatorze heures, avec une mise à jour de sept heures tous les quatre ans. L'obligation vise la personne qui encadre effectivement l'apprenti au quotidien. Quand ce tuteur quitte l'établissement ou change de fonction, la question se repose immédiatement pour son remplaçant. La date de la dernière mise à jour doit être connue et suivie comme n'importe quelle échéance de gestion. C'est une pièce simple à produire quand elle existe, et impossible à reconstituer dans l'urgence lorsqu'un contrôle ou un litige la réclame.

Un apprenti mineur peut-il faire le service du soir ?

Le travail de nuit est interdit aux salariés de moins de dix-huit ans, et la plage de nuit de la branche s'étend de 22 heures a 7 heures. Le secteur bénéficie d'une tolérance encadrée qui permet, sous conditions, d'aller au-delà de l'heure de début de la plage. Cette tolérance est conditionnelle et ne s'applique pas d'office : elle suppose de respecter les formalités prévues et de vérifier la situation précise de l'apprenti avant d'établir le planning. Les durées maximales et le repos quotidien du jeune travailleur restent par ailleurs plus contraignants que ceux d'un salarié majeur. La vérification se fait avant, pas après.

L'apprenti a-t-il droit aux repas et à la mutuelle ?

Oui, dans les mêmes conditions que les autres salariés. L'avantage en nature nourriture est dû dès lors que l'établissement est ouvert à la clientèle aux heures de repas et que l'apprenti est présent, avec la réintégration au brut puis la déduction au net. Les régimes de frais de santé et de prévoyance de branche s'appliquent dès le premier jour du contrat, sauf dispense écrite demandée par le salarié lui-même et conservée par l'employeur. Une dispense présumée, accordée oralement parce que l'apprenti est rattaché à la couverture de ses parents, fait perdre au régime son caractère collectif et entraîne la réintégration des contributions patronales.

Quelles aides existent pour l'embauche d'un apprenti ?

Une aide à l'embauche est prévue, dont le montant de référence s'établit à 5 000 €, avec une majoration lorsque l'apprenti est en situation de handicap. Son bénéfice dépend de conditions tenant notamment à l'effectif de l'entreprise et au niveau du diplôme préparé. Le versement s'appuie sur le contrat enregistré et sur les données déclarées en déclaration sociale nominative : une anomalie sur l'un ou sur l'autre suspend le versement jusqu'à régularisation. Nous vérifions la cohérence entre le contrat, le bulletin et la déclaration dès la première paie, parce que c'est à ce moment que la correction coûte le moins de temps.

Les heures passées en centre de formation sont-elles payées ?

Oui. Le temps passé en centre de formation est du temps de travail effectif : il est rémunéré et compte dans le décompte de la durée du travail. Un apprenti qui a une semaine de cours ne devient pas disponible pour compléter un service, et son planning doit intégrer ces périodes. Le décompte tenu par l'établissement doit permettre de distinguer les heures de présence en entreprise de celles passées en formation, ce qui sert autant à justifier la paie qu'à démontrer le respect des durées maximales lorsque l'apprenti est mineur. Cette distinction se met en place au démarrage du contrat, en récupérant le calendrier d'alternance du centre.

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