Reprise de dossier
Changement de prestataire ou de logiciel en cours d'année, sans rupture.
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Un dossier de paie se reprend à n'importe quel mois de l'exercice, à condition de récupérer les bonnes pièces avant d'éditer le premier bulletin. Le risque n'est pas la bascule, ce sont les compteurs que personne ne pense à demander.
Le détail
Un changement de prestataire ne remet aucun compteur à zéro. Nous reprenons le brut, le net imposable, le net social, les bases de prélèvement à la source et la fraction de plafond déjà consommée. S'y ajoutent les cumuls propres au secteur : heures supplémentaires payées à 10 %, 20 % et 50 %, avantage nourriture réintégré depuis janvier, congés payés acquis et pris. Chaque cumul est rapproché du dernier bulletin émis avant la bascule.
La liste ne se négocie pas : bulletins de l'exercice, journal et livre de paie, DSN déposées et comptes rendus métier, taux accident du travail, contrats et avenants, affiliations aux régimes de frais de santé et de prévoyance, dispenses d'affiliation écrites, soldes de congés payés et de repos différé, registre unique du personnel. Nous rédigeons la demande et nous relançons. Les éléments de paie appartiennent à l'employeur, leur remise n'est pas une faveur du prestataire sortant.
Les compteurs HCR disparaissent plus vite que les cumuls fiscaux. Les jours fériés, 10 jours, en plus du 1er mai par an dont 6 jours garantis pour les salariés ayant un an d'ancienneté, se régularisent en fin d'année civile : sans reprise, l'établissement ne sait plus ce qu'il doit. Même chose pour les demi-journées de repos reportées, pour le contingent de 360 heures heures par an et pour les jours d'extra déjà effectués au regard du seuil de 60 jours par trimestre civil par trimestre civil.
Le premier bulletin que nous éditons est comparé au dernier bulletin du prestataire sortant, salarié par salarié. Les écarts sont expliqués avant l'envoi : soit ils viennent d'une anomalie ancienne, et nous décidons ensemble du mode de régularisation, soit d'un choix de paramétrage, et nous le documentons. Vous validez, puis la bascule est actée. Vos salariés ne découvrent pas le changement de prestataire sur leur bulletin.
Déroulement
Nous établissons ce qui existe : effectif réel, contrats en cours, statuts particuliers, organismes affiliés, date du dernier bulletin fiable. Les statuts particuliers pèsent lourd dans un dossier HCR, entre les extras, les saisonniers, les apprentis et les cadres autonomes au forfait de 218 jours jours. Cet état des lieux tient en un entretien et détermine le mois de bascule.
Nous rédigeons la demande adressée au prestataire sortant, nous fixons une date de retour et nous suivons les envois. En parallèle, nous ouvrons les accès aux organismes et nous vérifions les mandats de télédéclaration. Un mandat non transféré est la première cause de DSN non déposée le mois de la bascule, et elle s'évite en traitant le sujet tôt.
Les cumuls sont saisis puis contrôlés par rapprochement avec le dernier bulletin et avec la dernière DSN acceptée. Nous produisons un bulletin témoin, non diffusé, destiné à vérifier que les compteurs redonnent les mêmes valeurs. Les écarts sont tracés dans un document que vous conservez : il servira de justificatif si l'exercice est contrôlé.
Le mois de bascule, nous produisons la paie complète et nous déposons la DSN. Le compte rendu métier est relu dès sa mise à disposition, sans attendre l'échéance suivante. Nous vous remettons ensuite le calendrier des mois qui restent jusqu'à la clôture, avec les régularisations à prévoir et le mois où elles seront passées.
Une bascule se place après une période de paie stable, jamais avant une échéance lourde. Deux fenêtres se dégagent : le début de l'année civile, où les cumuls fiscaux et sociaux repartent, et le creux d'activité qui suit la haute saison, quand les contrats saisonniers sont soldés. Les mois à risque, eux, s'identifient à l'avance.
Une reprise incomplète ne se voit pas le premier mois, elle se voit en fin d'exercice.
Questions fréquentes
Oui, sans condition de date. Aucune règle n'impose d'attendre le 1er janvier. Ce qui compte est la récupération de l'historique de l'exercice, puisque les cumuls de brut, de net imposable, de plafond consommé et de prélèvement à la source doivent être repris à l'identique. Le préavis prévu par votre contrat avec le prestataire sortant est le seul délai réel à respecter. En pratique, un intervalle est nécessaire entre l'accord et le premier bulletin, le temps de rassembler les pièces et de contrôler les compteurs. Sur un dossier saisonnier en pleine activité, cet intervalle s'allonge.
Nous reconstituons le dossier sans lui. Les bulletins remis aux salariés, les DSN déposées et leurs comptes rendus métier permettent de rebâtir les cumuls, et vos propres archives fournissent les contrats, les affiliations et les dispenses. C'est plus long, mais la production ne s'arrête pas. Nous vous indiquons par écrit les éléments restés manquants et la façon dont ils ont été retrouvés, pour que le dossier reste justifiable. Une demande écrite, puis une relance formelle, suffisent le plus souvent à obtenir les fichiers.
Nous les identifions et nous vous proposons un traitement, sans les couvrir en silence. Une anomalie ancienne se régularise de deux façons : par une correction sur un bulletin en cours accompagnée d'une DSN rectificative, ou par un rappel discuté avec le salarié quand la somme lui est due. Le choix dépend du montant, de l'ancienneté de l'erreur et de la prescription. Nous chiffrons l'écart avant de décider, et la décision vous appartient. Ce que nous ne faisons pas, c'est repartir sur un paramétrage dont nous savons qu'il est faux.
Par salarié et par vacation, jamais en masse. Pour les extras, nous reconstituons le nombre de jours travaillés par trimestre civil, ce qui conditionne l'appréciation du seuil conventionnel de 60 jours par trimestre civil jours, et nous vérifions que l'indemnité de congés payés de 10 % a bien été versée sur chaque contrat. Pour les saisonniers, nous récupérons les dates de chaque saison antérieure, puisque l'ancienneté se cumule et ouvre des droits, et nous contrôlons les clauses de reconduction. Ces deux populations concentrent l'essentiel des redressements du secteur.
Pour aller plus loin
Changement de prestataire ou de logiciel en cours d'année, sans rupture.
Voir la pageDSN rejetées, bloquantes ou jamais déposées.
Voir la pageDiagnostic de conformité, chiffrage du risque, plan de régularisation.
Voir la pagePremier contact
Dites-nous où en est votre exercice et qui produit aujourd'hui vos bulletins. Nous vous indiquons les pièces à réclamer et le mois de bascule le plus sûr.