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Prestation

Un appui en droit social pour les décisions quotidiennes de votre établissement

Un planning à réorganiser, un salarié à sanctionner, une rupture à préparer : ces décisions se prennent vite et se contestent longtemps. Nous vous donnons une réponse écrite avant que vous n'agissiez.

Ce que nous apportons, et à quel moment

Le conseil en droit social consiste à répondre à une question concrète, dans le cadre de la convention applicable et du code du travail, avant que la décision ne soit prise. Dans les HCR, ces questions portent presque toujours sur les mêmes sujets : la durée du travail, les repos, les contrats courts, la classification, la fin de la relation de travail.

Nous intervenons sur des situations réelles, avec les pièces du dossier sous les yeux. Une réponse générale trouvée sur un forum ne sert à rien quand il faut décider si l'on peut demander à un cuisinier de venir sur son jour de repos, ou si une absence répétée justifie un avertissement. Nous répondons par écrit, en indiquant ce qui est certain, ce qui est discuté et ce qui expose.

Le périmètre de notre intervention

Nous sommes gestionnaires de paie et de gestion sociale. Nous préparons les décisions, nous rédigeons les courriers, nous chiffrons les conséquences. Nous ne plaidons pas et nous ne représentons personne devant une juridiction : quand un dossier prend cette direction, nous préparons les pièces et nous travaillons avec l'avocat que vous choisissez.

Le détail

Les sujets que nous traitons

La durée du travail et les repos

Répartition des services, coupures, amplitude limitée à 13 heures, repos quotidien de 11 heures consecutives, repos hebdomadaire de 2 jours, consecutifs ou non avec fractionnement possible et report de la demi-journée dans la limite de deux par mois. Les durées maximales quotidiennes varient selon les postes : 11 heures pour les cuisiniers, 11 heures 30 pour les autres personnels, 12 heures pour les veilleurs de nuit et la réception. Nous vérifions vos plannings au regard de ces plafonds et nous vous indiquons ce qui doit être ajusté.

L'aménagement du temps de travail

L'avenant n° 19 du 29 septembre 2014 ouvre un aménagement pluri-hebdomadaire sur douze mois, avec une variation de zéro à quarante-huit heures, un délai de prévenance de huit jours et un repos compensateur de dix pour cent si ce délai est réduit. Ce dispositif intéresse les établissements dont l'activité varie fortement selon les mois. Nous examinons s'il est adapté à votre situation, ce qu'il implique en suivi et en information des salariés, et nous mettons en place les documents nécessaires.

Le disciplinaire

Retards répétés, absence injustifiée un soir de service, comportement en salle, manquement à l'hygiène en cuisine : la réaction doit être proportionnée et respecter la procédure. Nous qualifions les faits, nous vous indiquons la sanction envisageable et ses conséquences, et nous rédigeons les courriers, de l'avertissement à la convocation. Le délai pour engager la procédure est court : une faute connue depuis deux mois ne peut plus être sanctionnée, ce qui impose de traiter le sujet quand il se présente.

Les fins de relation

Rupture conventionnelle, licenciement, démission contestée, prise d'acte, fin de période d'essai, terme d'un contrat à durée déterminée. Nous vous exposons les options réellement disponibles, leur coût, leur calendrier et leur risque. Nous rédigeons les documents, nous préparons les entretiens et nous calculons les sommes dues, indemnités et soldes compris. Sur les dossiers où l'issue est incertaine, nous le disons plutôt que de vous laisser croire à une procédure sans conséquence.

La veille conventionnelle

La branche bouge. La grille applicable est celle de l'Avenant n° 33 du 19 juin 2024, en vigueur depuis le 1er décembre 2024. Une nouvelle grille a été signée en juin 2026, mais elle n'est pas étendue à ce jour, elle n'est donc pas opposable : nous le disons clairement plutôt que d'appliquer un texte qui ne s'impose pas encore. Nous suivons les avenants, les extensions et les décisions de justice qui touchent le secteur, et nous vous signalons ce qui vous concerne réellement.

Déroulement

Comment nous répondons

01

La question posée avec ses pièces

Vous nous exposez la situation et vous nous transmettez les pièces utiles : contrat, plannings, bulletins, courriers échangés. Une question posée sans pièces reçoit une réponse générale, donc peu utile. Nous vous indiquons dès le départ ce qui manque pour répondre sérieusement, plutôt que de produire un avis qui devra être révisé.

02

La réponse écrite

Nous répondons par écrit, en distinguant la règle applicable, ce qu'elle produit dans votre cas, et le degré d'incertitude s'il en existe. Les points discutés sont signalés comme tels. Quand plusieurs options sont ouvertes, nous les présentons avec leurs conséquences respectives, y compris financières, sans vous laisser deviner celle que nous recommandons.

03

La rédaction des actes

Courriers de convocation, notifications, avenants, notes de service, conventions de rupture : nous rédigeons les documents et nous vous indiquons le calendrier à respecter, date par date. Les délais de procédure sont le premier motif d'annulation d'une décision par ailleurs fondée.

04

Le suivi jusqu'à la sortie du sujet

Un dossier ne s'arrête pas à la décision. Nous suivons ses effets en paie, nous produisons les documents de fin de contrat s'il y a lieu, et nous conservons la trace écrite des échanges. Si le dossier devient contentieux, les pièces sont réunies et transmises à l'avocat que vous choisissez.

Les arbitrages qui reviennent le plus souvent

Certaines questions se posent dans presque tous les établissements, et la réponse dépend rarement d'une règle isolée.

  • Faire venir un salarié sur un jour de repos, et à quelles conditions ce repos se reporte ou se compense.
  • Payer les heures supplémentaires ou les compenser en repos, avec le suivi du contingent de 360 heures.
  • Transformer un extra régulier en salarié permanent, ou continuer à contracter par vacations.
  • Recourir au forfait annuel en jours de 218 jours pour un cadre autonome, et mettre en place le suivi qui le rend valable.
  • Traiter la répartition des pourboires, dont le mode de collecte détermine le régime social.

Un point de vigilance en cours

En 2026, l'URSSAF intègre en contrôle les avantages en nature dans l'assiette des majorations d'heures supplémentaires, position contestée par l'organisation patronale du secteur. La question n'est pas tranchée et nous ne prétendons pas en connaître l'issue. Ce que nous faisons, en revanche, c'est chiffrer ce que représente chaque position pour votre établissement, vous indiquer ce que vous risquez si la lecture de l'organisme prévaut, et documenter le choix retenu. Un choix explicite, daté et motivé se défend. Un paramétrage subi, dont personne ne sait d'où il vient, ne se défend pas.

Questions fréquentes

Vos questions

Peut-on demander à un salarié de venir sur son repos ?

Le repos hebdomadaire conventionnel est de 2 jours, consecutifs ou non, et il peut être fractionné, avec report d'une demi-journée dans la limite de deux par mois. Ce report suppose une compensation, dans les six mois pour les établissements de plus de dix salariés, dans les douze mois en deçà. Demander ponctuellement à un salarié de venir sur un jour de repos est donc encadré, pas interdit. Le repos quotidien de 11 heures consecutives et l'amplitude maximale de 13 heures restent en toute hypothèse à respecter. La pratique consistant à supprimer un repos sans compensation expose à un rappel et à une sanction pénale.

Combien de temps pour sanctionner une faute ?

Deux mois à compter du jour où l'employeur a eu connaissance des faits, sauf poursuites pénales engagées dans ce délai. Passé ce terme, la faute ne peut plus être sanctionnée, même si elle est établie. Dans un établissement où la direction découvre parfois un incident plusieurs semaines après, ce point est déterminant : c'est la connaissance des faits par l'employeur qui fait courir le délai, pas leur commission. La sanction doit également être proportionnée et respecter la procédure, avec entretien préalable au-delà de l'avertissement. Nous fixons le calendrier dès le premier échange.

La nouvelle grille de salaires signée en 2026 s'applique-t-elle ?

Non, pas à ce jour. Une nouvelle grille a été signée en juin 2026, mais elle n'a pas été étendue par arrêté, elle n'est donc pas opposable aux employeurs non adhérents à une organisation signataire. La grille applicable reste celle de l'Avenant n° 33 du 19 juin 2024, en vigueur depuis le 1er décembre 2024. Rien n'interdit d'appliquer volontairement des salaires supérieurs, mais il faut savoir que la décision est alors la vôtre et qu'elle sera difficile à reprendre. Nous suivons la publication de l'arrêté d'extension et nous vous préviendrons quand la nouvelle grille deviendra obligatoire.

Un forfait jours peut-il être remis en cause ?

Oui, et c'est fréquent. L'avenant n° 22 bis du 7 octobre 2016 réserve le forfait de 218 jours aux cadres autonomes de niveau V, avec une rémunération au moins égale à 4 005 €, un suivi documenté de la charge de travail et un entretien annuel. Ces deux dernières obligations sont souvent négligées. Sans elles, le forfait est privé d'effet : le salarié est réputé relever de la durée légale et peut réclamer un rappel d'heures supplémentaires calculé sur la base de 35 heures, sur la période non prescrite. Le suivi se met en place en quelques minutes par mois, la régularisation coûte bien davantage.

Intervenez-vous devant le conseil de prud'hommes ?

Non. Nous sommes gestionnaires de paie et de gestion sociale, nous ne plaidons pas et nous ne représentons pas les employeurs devant les juridictions. Ce que nous faisons, c'est préparer le dossier en amont : reconstituer les décomptes d'heures, produire les bulletins et les contrats, chiffrer les demandes adverses, établir une note factuelle sur les points contestés. Ces éléments sont transmis à l'avocat que vous choisissez, qui gagne un temps considérable à disposer de pièces déjà ordonnées. Nous restons ensuite disponibles pour répondre aux questions techniques qu'il nous adresse pendant la procédure.

Pour aller plus loin

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Premier contact

Posez votre question avant de décider

Exposez la situation et joignez les pièces utiles. Nous vous répondons par écrit, avec les options ouvertes et ce que chacune produit.