Heures supplémentaires
Majorations de branche, contingent, repos compensateur.
Voir la pageConvention HCR, IDCC 1979
Le régime d'équivalence a été supprimé par l'avenant n° 2 du 5 février 2007. Depuis, toute heure passée au travail au-delà de la durée légale est une heure supplémentaire, qui se compte, se majore et se voit sur le bulletin.
Le régime d'équivalence permettait autrefois, dans les hôtels, cafés et restaurants, de rémunérer un nombre d'heures inférieur au temps de présence, au motif que ce temps comportait des périodes d'inaction. L'avenant n° 2 du 5 février 2007 l'a supprimé. Depuis cette date, chaque heure de travail effectif compte pour une heure, et les heures accomplies au-delà de la durée légale sont des heures supplémentaires.
La branche a retenu une durée conventionnelle de référence de 39 heures par semaine. Cette durée ne signifie pas que les quatre heures qui dépassent la durée légale seraient neutres : ce sont des heures supplémentaires structurelles, majorées, et elles doivent apparaître distinctement sur le bulletin de paie. Un bulletin qui afficherait un salaire mensuel unique correspondant à cette durée, sans détail des heures, ne remplirait pas cette obligation.
Au-delà de la durée de référence, la convention fixe ses propres plafonds. Les durées maximales quotidiennes varient selon les fonctions, la moyenne hebdomadaire sur douze semaines consécutives est plafonnée en dessous du maximum légal, et l'amplitude de la journée est limitée. Ces règles ne sont pas des recommandations : elles s'imposent à l'organisation des plannings, y compris en pleine saison.
Le détail
La durée conventionnelle de référence est fixée à 39 heures par semaine. Elle recouvre la durée légale et quatre heures supplémentaires, dites structurelles parce qu'elles sont intégrées à l'horaire habituel. Ces quatre heures sont majorées comme des heures supplémentaires et s'imputent sur le contingent annuel. Sur le bulletin, elles doivent apparaître sur une ligne distincte, avec leur taux de majoration, et non être fondues dans une rémunération globale. Le contrat de travail doit lui aussi mentionner l'horaire retenu, faute de quoi le salarié peut soutenir qu'il a été embauché sur la seule durée légale.
La branche a fixé des plafonds journaliers différenciés selon les fonctions. Un cuisinier ne peut pas travailler plus de 11 heures dans la journée, les autres personnels plus de 11 heures 30, les veilleurs de nuit et le personnel de réception plus de 12 heures. Le personnel administratif travaillant hors du site de l'établissement relève d'une durée quotidienne plus courte. Ces plafonds portent sur le temps de travail effectif, pas sur la présence dans l'établissement. Ils se contrôlent sur les relevés d'heures, ce qui suppose que ces relevés existent et soient conservés.
L'amplitude est la durée qui sépare la première prise de poste de la fin du dernier service dans une même journée, temps de coupure compris. Elle est plafonnée à 13 heures, ce qui découle directement du repos quotidien de 11 heures consecutives. Concrètement, un salarié qui commence à préparer le service du midi ne peut pas terminer le service du soir au-delà de cette limite, même si le temps de travail effectif reste dans les clous. Pour un salarié à temps partiel, la convention est plus stricte encore : une seule, 2 heures maximum par journée.
L'avenant n° 19 du 29 septembre 2014 ouvre la possibilité d'aménager la durée du travail sur une période pouvant aller jusqu'à douze mois, avec un volume annuel de référence. La durée hebdomadaire peut alors varier d'une semaine sans travail jusqu'au plafond de 48 heures. Le programme de répartition doit être porté à la connaissance des salariés, et toute modification suppose un délai de prévenance. Lorsque ce délai est réduit, une contrepartie en repos est due. C'est un outil utile pour un établissement saisonnier, à condition de tenir le compteur individuel et de le communiquer.
La branche retient comme plage de nuit la période allant de 22 heures a 7 heures. Le statut de travailleur de nuit s'acquiert au-delà d'un volume d'heures accomplies dans cette plage, apprécié sur l'année et, pour les saisonniers, sur le trimestre, ou lorsque le salarié travaille au moins deux fois par semaine un nombre minimal d'heures dans cette plage. Ce statut ouvre droit à des contreparties et à un suivi médical renforcé. Il concerne les veilleurs de nuit et la réception de nuit, mais aussi le personnel de salle des établissements qui ferment tard.
Le tableau ci-dessous rassemble les limites qui encadrent l'organisation du travail dans la branche. Elles se cumulent : respecter le plafond quotidien ne dispense pas de respecter la moyenne hebdomadaire ni l'amplitude.
| Limite | Valeur | Portée |
|---|---|---|
| Durée quotidienne maximale, cuisiniers | 11 heures | Temps de travail effectif |
| Durée quotidienne maximale, autres personnels | 11 heures 30 | Temps de travail effectif |
| Durée quotidienne maximale, veilleurs de nuit et réception | 12 heures | Temps de travail effectif |
| Durée hebdomadaire maximale absolue | 48 heures | Sur une semaine isolée |
| Moyenne hebdomadaire maximale | 46 heures | Sur douze semaines consécutives |
| Amplitude quotidienne maximale | 13 heures | Coupures comprises |
| Repos quotidien | 11 heures consecutives | Réductible pour le saisonnier logé, avec compensation |
| Repos hebdomadaire conventionnel | 2 jours, consecutifs ou non | Fractionnement et report encadrés |
La durée du travail se prouve par un décompte, pas par une déclaration de bonne foi. L'employeur doit mettre en place un système de comptabilisation fiable des heures accomplies par chaque salarié dont l'horaire n'est pas collectif et affiché. Dans les HCR, où les plannings varient d'une semaine à l'autre et où les extras se succèdent, l'horaire est rarement collectif : le décompte individuel est donc la règle.
Quatre situations obéissent à des règles propres, qui se superposent aux plafonds communs.
Questions fréquentes
Non. Cette idée vient du régime d'équivalence, supprimé par l'avenant n° 2 du 5 février 2007. Depuis, la durée conventionnelle de référence de 39 heures par semaine se décompose en durée légale plus quatre heures supplémentaires structurelles, qui sont majorées et doivent apparaître distinctement sur le bulletin. Un salarié embauché sur cet horaire perçoit donc le salaire correspondant à la durée légale, augmenté de quatre heures majorées. Le bulletin qui affiche un salaire global sans détailler ces heures expose l'employeur à un rappel, car il ne prouve pas que les majorations ont été payées.
Elle dépend de la fonction occupée. Un cuisinier ne peut pas dépasser 11 heures de travail effectif dans la journée. Les autres personnels, salle comprise, sont plafonnés à 11 heures 30. Les veilleurs de nuit et le personnel de réception peuvent atteindre 12 heures. Le personnel administratif travaillant hors du site relève d'une durée plus courte. Ces plafonds portent sur le temps de travail effectif et se cumulent avec la limite d'amplitude de 13 heures, qui inclut les coupures. Une journée organisée en deux services doit donc respecter les deux contraintes en même temps.
Oui, la coupure est admise dans le secteur, mais elle est encadrée par l'amplitude. Celle-ci ne peut pas dépasser 13 heures entre la prise de poste et la fin du dernier service, temps de coupure inclus, ce qui découle du repos quotidien de 11 heures consecutives. Pour un salarié à temps complet, l'organisation en deux services reste donc possible si l'horaire de fin le permet. Pour un salarié à temps partiel, la règle est plus stricte : une seule, 2 heures maximum par journée. La coupure n'est pas du temps de travail effectif, mais elle ne doit pas devenir un temps d'astreinte déguisé.
L'avenant n° 19 du 29 septembre 2014 permet de répartir la durée du travail sur une période pouvant aller jusqu'à douze mois, autour d'un volume annuel de référence. Les semaines de haute saison peuvent monter jusqu'à 48 heures, celles de basse saison descendre très bas, voire à zéro. Trois conditions pratiques conditionnent la validité du dispositif : un programme de répartition communiqué aux salariés, un délai de prévenance respecté en cas de changement, avec une contrepartie en repos si ce délai est réduit, et un compteur individuel tenu à jour. Sans compteur, l'aménagement se retourne contre l'employeur en cas de litige.
La plage de nuit retenue par la branche va de 22 heures a 7 heures. Un salarié acquiert le statut de travailleur de nuit lorsqu'il accomplit dans cette plage un volume d'heures suffisant, apprécié sur l'année et, pour un saisonnier, sur le trimestre, ou lorsqu'il travaille au moins deux fois par semaine un nombre minimal d'heures dans cette plage. Ce statut n'est pas symbolique : il ouvre droit à des contreparties et à un suivi médical renforcé, et il limite la durée quotidienne de travail. Il concerne au premier chef les veilleurs de nuit, mais aussi les équipes de salle des établissements qui ferment tard.
Pour aller plus loin
Majorations de branche, contingent, repos compensateur.
Voir la pageDix jours plus le 1er mai, dont six garantis.
Voir la pageChamp d'application, structure du texte, avenants en vigueur.
Voir la pagePremier contact
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