Gestion des saisonniers
Ouverture de saison, personnel logé, reconduction, solde de fin de contrat.
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Un établissement saisonnier concentre en quelques mois les embauches, les heures et les soldes de tout compte. Tout ce qui n'a pas été préparé avant l'ouverture se paie pendant la saison.
Un établissement saisonnier recrute l'essentiel de son effectif en quelques jours, souvent au moment où l'exploitation démarre. Le contrat saisonnier a une durée de 1 a 9 mois et se conclut selon trois modalités d'engagement prévues par la convention. L'indemnité de fin de contrat est non due, l'indemnité compensatrice de congés payés de 10 % reste due.
La saison modifie plusieurs règles de la branche. Le contingent d'heures supplémentaires devient trimestriel, à hauteur de 90 heures par trimestre civil. L'ancienneté requise pour les jours fériés s'apprécie en mois cumulés d'une saison à l'autre, et le repos quotidien peut être réduit pour le saisonnier logé, avec une compensation.
Le détail
Nous préparons les contrats avant l'ouverture, avec la durée, le motif saisonnier, la qualification et la clause de reconduction si vous en prévoyez une. Les déclarations préalables à l'embauche, les affiliations aux régimes santé et prévoyance et l'inscription au registre unique du personnel suivent le même calendrier. Un contrat signé après la prise de poste fait présumer un contrat à durée indéterminée à temps complet, et cette présomption se plaide mal.
Le logement fourni au personnel de saison est un avantage en nature soumis à cotisations, qui doit figurer sur le bulletin. Pour le saisonnier logé, le repos quotidien peut être réduit en dessous de 11 heures consecutives, dans les limites prévues par la convention et avec une compensation en repos. Nous recensons les salariés logés, la période d'occupation et les conditions financières, puis nous intégrons l'avantage à la paie du mois concerné.
La clause de reconduction engage l'employeur à proposer un emploi pour la saison suivante, sous réserve d'une confirmation 2 mois avant la saison. L'ancienneté acquise se cumule d'une saison à l'autre, ce qui a des effets sur les jours fériés, sur la classification et sur les droits liés à l'ancienneté. Nous tenons ce cumul dans le dossier de chaque salarié, y compris pendant l'intersaison, pour que la reprise ne reparte pas de zéro.
Les jours fériés conventionnels, 10 jours, en plus du 1er mai dont 6 jours garantis, supposent normalement 1 an d'ancienneté. Pour les saisonniers, l'ouverture du droit s'apprécie en mois cumulés, ce qui permet à un salarié revenant plusieurs saisons d'y accéder. Le droit se calcule ensuite au prorata de la période travaillée. Nous effectuons ce calcul en fin de saison et nous vous indiquons ce qui doit être compensé en repos et ce qui devra être payé.
La fin de saison concentre les soldes de tout compte, les certificats de travail, les attestations destinées à France Travail et les régularisations de compteurs. Congés payés acquis, jours fériés dus, heures supplémentaires et repos non pris se liquident en même temps, pour tout l'effectif. Nous préparons ces documents par vagues, à partir des dates de fin de contrat, plutôt que dans l'urgence de la dernière semaine.
Déroulement
Nous travaillons votre dossier avant le démarrage de la saison : trame de contrats, grille des postes, classification, mode de décompte des heures, traitement du logement et de la nourriture. Vous savez ce que coûte chaque poste avant d'embaucher, et les contrats sont prêts à être signés le jour de la prise de poste.
Nous produisons les déclarations préalables à l'embauche, les contrats et les affiliations aux régimes de branche en série. Les salariés déjà venus les saisons précédentes reprennent leur ancienneté cumulée. Le registre unique du personnel est tenu à jour au fil des arrivées, avec la classification portée pour chaque salarié.
Chaque mois, nous produisons les bulletins avec les heures supplémentaires détaillées, le contingent trimestriel de 90 heures par trimestre civil suivi par salarié, les avantages en nature logement et nourriture, et les cotisations de branche. Les dépassements de durée maximale et les repos non pris vous sont signalés pendant la saison, quand il est encore possible d'agir sur le planning.
Nous établissons les soldes de tout compte et les documents de fin de contrat, nous régularisons les jours fériés et nous déposons les dernières déclarations. Pendant l'intersaison, nous conservons les compteurs d'ancienneté et nous vous rappelons l'échéance de confirmation des reconductions, 2 mois avant la saison.
Le contrat saisonnier se définit par la nature de l'emploi, lié à un cycle qui se répète chaque année à des dates à peu près fixes, indépendamment de la volonté de l'employeur. Un établissement ouvert toute l'année qui embauche en contrat saisonnier pour absorber un surcroît ponctuel se place hors du dispositif : le motif ne tient pas, et la requalification suit.
La saisonnalité déplace plusieurs règles, et c'est là que se logent les régularisations de fin de saison.
Questions fréquentes
Non, l'indemnité de fin de contrat est non due pour un contrat saisonnier, comme pour un contrat d'usage. L'indemnité compensatrice de congés payés de 10 % reste en revanche due sur l'ensemble de la rémunération, et elle apparaît sur le solde de tout compte. Cette absence d'indemnité de précarité suppose que le contrat soit réellement saisonnier, c'est-à-dire lié à un cycle qui se répète à dates à peu près fixes. Si le motif ne tient pas et que le contrat est requalifié, l'indemnité devient due, avec les rappels correspondants et une indemnité de requalification.
La clause de reconduction engage l'employeur à proposer au salarié un emploi pour la saison suivante, sous réserve d'une confirmation 2 mois avant la saison. Le respect de ce délai est ce qui rend la clause opérante : passé la date, la situation devient discutable et le salarié peut se prévaloir d'un engagement non tenu. L'ancienneté acquise se cumule d'une saison à l'autre, ce qui ouvre progressivement des droits, notamment sur les jours fériés. Nous conservons les échéances de reconduction dans le dossier pendant l'intersaison et nous vous les rappelons avant la date limite, parce que c'est un oubli fréquent.
Oui, dès lors que la condition d'ancienneté est remplie. Le droit conventionnel porte sur 10 jours, en plus du 1er mai, dont 6 jours garantis, avec une condition d'ancienneté de 1 an pour un salarié permanent. Pour un saisonnier, cette ancienneté s'apprécie en mois cumulés d'une saison à l'autre, ce qui permet d'y accéder après plusieurs saisons dans le même établissement. Le droit est ensuite proratisé selon la durée de la période travaillée. Les jours garantis restent dus même s'ils tombent un jour de repos, ce qui impose une régularisation en fin de saison plutôt qu'un simple constat.
Oui, la convention prévoit une réduction du repos quotidien pour le saisonnier logé par l'employeur, en dessous des 11 heures consecutives habituels, assortie d'une compensation en repos. Cette dérogation est encadrée et ne s'étend pas aux salariés non logés ni aux permanents. Elle suppose de tracer les journées concernées et d'accorder effectivement la compensation, sans quoi elle se transforme en manquement. Le logement lui-même reste un avantage en nature soumis à cotisations, qui doit figurer sur le bulletin. Les deux sujets se traitent ensemble, parce qu'ils reposent sur le même recensement des salariés logés.
Pour aller plus loin
Ouverture de saison, personnel logé, reconduction, solde de fin de contrat.
Voir la pageDurée, reconduction, fin de saison, personnel logé.
Voir la pageDix jours plus le 1er mai, dont six garantis.
Voir la pagePremier contact
Le meilleur moment pour reprendre un dossier saisonnier est avant l'ouverture. Envoyez-nous une demande de contact avec vos dates de saison.