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Prestation

Gérer la paie et les contrats de vos saisonniers, de l'ouverture à la fermeture

Une saison se joue sur quelques semaines de forte activité, avec des équipes recrutées vite et souvent logées. Nous prenons en charge les contrats, les paies et les soldes, du premier jour d'ouverture à la fermeture.

1 a 9 mois : la durée du contrat saisonnier dans la branche 2 mois avant la saison : le délai de confirmation de la reconduction 90 heures par trimestre civil : le contingent d'heures supplémentaires des établissements saisonniers

La saison, un cycle de paie à part entière

Le contrat saisonnier est un contrat à durée déterminée conclu pour une tâche qui se répète chaque année à des dates voisines, en fonction du rythme des saisons ou des modes de vie collectifs. Dans les HCR, il couvre une période de 1 a 9 mois et obéit à des règles propres : trois modalités d'engagement possibles, clause de reconduction, ancienneté qui se cumule d'une saison à l'autre.

La difficulté n'est pas le contrat pris isolément, c'est la concentration. Un hôtel de bord de mer ou un restaurant de station recrute vingt personnes en deux semaines, les fait travailler sur des amplitudes fortes pendant trois mois, en loge une partie, puis solde tout le monde en quelques jours. Chacune de ces étapes produit des obligations qui ne supportent pas d'être traitées après la fermeture.

Ce que la saison change en paie

Le contingent d'heures supplémentaires est apprécié différemment : 90 heures par trimestre civil dans les établissements saisonniers, là où le contingent annuel de droit commun est de 360 heures. Le repos quotidien peut être ramené à dix heures pour le saisonnier logé, avec vingt minutes de compensation. Les jours fériés s'ouvrent après neuf mois d'ancienneté cumulée, saison après saison.

Le détail

Ce que nous prenons en charge

La préparation de l'ouverture

Avant le premier service, nous préparons le dossier de saison : modèles de contrats saisonniers adaptés aux postes à pourvoir, trames de déclaration préalable à l'embauche, fiches d'affiliation aux régimes de frais de santé et de prévoyance, documents relatifs au logement du personnel. Les salariés revenus de la saison précédente sont réactivés dans le dossier avec leur ancienneté cumulée, sans nouvelle saisie. Objectif : que l'ouverture ne soit pas retardée par des formalités qui pouvaient être faites en avril.

Les contrats saisonniers

Le contrat précise la saison couverte, le poste, la classification, la rémunération et, le cas échéant, la clause de reconduction pour la saison suivante. La durée est comprise entre 1 a 9 mois. L'indemnité de fin de contrat est non due, comme pour l'extra, mais l'indemnité compensatrice de congés payés de 10 % reste due au terme. Nous adaptons les trois modalités d'engagement prévues par la convention à votre organisation réelle, plutôt que d'appliquer un modèle unique à toute l'équipe.

Le personnel logé et nourri

Le logement mis à disposition constitue un avantage en nature, évalué selon le barème applicable, réintégré dans l'assiette des cotisations et porté au bulletin. Il ne se traite pas comme un service rendu au salarié. Les repas suivent le régime de branche, à 4,35 € par repas et 8,70 € pour une journée de deux repas. Le saisonnier logé bénéficie d'une règle spécifique : son repos quotidien peut être ramené à dix heures, contre 11 heures consecutives en principe, avec vingt minutes de compensation.

Les heures de la haute saison

En pleine saison, les semaines dépassent régulièrement la durée de référence de 39 heures par semaine. Nous suivons semaine par semaine le passage des paliers de majoration, de 10 % à 20 % puis 50 %, le plafond hebdomadaire absolu de 48 heures et la moyenne de 46 heures sur douze semaines consécutives. Nous suivons également le contingent trimestriel de 90 heures par trimestre civil, au-delà duquel une contrepartie obligatoire en repos est due, ce qui se prépare avant la fin de la saison.

La fin de saison

La fermeture concentre les sorties. Nous produisons les derniers bulletins, les soldes de tout compte, les certificats de travail portant la classification, les attestations destinées à France Travail et les signalements de fin de contrat en DSN. La portabilité des garanties de frais de santé, applicable jusqu a 12 mois, est notifiée aux salariés concernés. Un solde de fin de saison mal calculé se retrouve devant le conseil de prud'hommes six mois plus tard, une fois le salarié rentré chez lui.

La reconduction

La clause de reconduction engage l'employeur à proposer au salarié un emploi pour la saison suivante, sous réserve de la confirmer 2 mois avant la saison. Nous tenons l'échéancier de ces confirmations et nous vous alertons avant la date, avec la liste des salariés concernés. Cette anticipation vous sert doublement : elle sécurise juridiquement la reconduction et elle vous donne une visibilité sur les postes réellement à recruter, plusieurs semaines avant l'ouverture.

Déroulement

Le cycle d'une saison

01

Avant l'ouverture

Nous établissons le calendrier des embauches, nous préparons les contrats et les déclarations, nous réactivons les dossiers des saisonniers qui reviennent et nous vérifions les anciennetés cumulées. Les documents relatifs au logement et les affiliations aux régimes de branche sont prêts avant l'arrivée des équipes, ce qui évite les régularisations en cours de saison.

02

Les embauches groupées

Les déclarations préalables et les contrats sont produits au rythme des arrivées, souvent en quelques jours. Nous travaillons à partir d'une liste unique que vous complétez, plutôt que de traiter les embauches une par une par courriel. Les remplacements de dernière minute, fréquents la première semaine, suivent le même circuit sans passer par une procédure dérogatoire.

03

La paie de saison

Chaque mois, nous traitons les heures réelles, les repas, le logement, les absences et les mouvements. Les compteurs d'heures supplémentaires et de repos sont mis à jour et vous sont communiqués, pour que la gestion des plannings tienne compte des plafonds avant qu'ils ne soient franchis, et non après.

04

La clôture et l'après-saison

Les soldes, certificats et attestations sont produits à la fermeture, pas en différé. Nous établissons ensuite le bilan de la saison : masse salariale, heures supplémentaires, coût du logement et de la nourriture, effectifs par poste. Ce bilan sert de base au chiffrage de la saison suivante et à la préparation des reconductions.

L'ancienneté qui se cumule d'une saison à l'autre

Un saisonnier qui revient chaque année ne repart pas de zéro. L'ancienneté acquise au titre des saisons successives se cumule, ce qui produit des effets concrets sur plusieurs points.

  • Les jours fériés conventionnels, ouverts après neuf mois d'ancienneté cumulée pour un saisonnier, contre 1 an pour les autres salariés, avec 10 jours, en plus du 1er mai et 6 jours garantis.
  • Le passage automatique du niveau I échelon 1 au niveau I échelon 2 après une année d'ancienneté continue, prévu par l'avenant n° 32.
  • Les absences rémunérées pour maladie d'un enfant, 2 jours par an, et pour hospitalisation, 3 jours par an, soumises à une condition d'ancienneté.
  • Les droits liés à la reconduction de la saison suivante.

Les points de friction de la fermeture

La fin de saison est le moment où se révèlent les approximations des trois mois précédents. Les compteurs d'heures non soldés, les repas comptés pendant les jours de repos, les jours fériés non régularisés, les repos compensateurs non pris se retrouvent tous dans le dernier bulletin. À cela s'ajoute la question du logement, qui doit être libéré et dont la valorisation cesse à la bonne date. Nous traitons ces points au fil de la saison, avec un contrôle intermédiaire en milieu de période, de manière que la fermeture ne soit pas une opération de rattrapage menée pendant que le dernier service est encore en cours.

Questions fréquentes

Vos questions

Quelle durée maximale pour un contrat saisonnier ?

La convention encadre le contrat saisonnier sur une durée de 1 a 9 mois. Au-delà, la qualification saisonnière n'est plus tenable et le contrat s'analyse comme un contrat à durée déterminée de droit commun, voire comme un contrat à durée indéterminée si le poste correspond à l'activité normale et permanente de l'établissement. Un hôtel ouvert toute l'année ne peut pas recruter en saisonnier pour couvrir sa fréquentation habituelle. Le critère est le caractère cyclique de la tâche, lié au rythme des saisons, et non la variation du chiffre d'affaires d'un mois sur l'autre.

Peut-on rompre un contrat saisonnier avant son terme ?

Comme tout contrat à durée déterminée, il ne peut être rompu avant terme que dans des cas limités : accord des parties, faute grave, force majeure, inaptitude constatée par le médecin du travail, ou embauche du salarié en contrat à durée indéterminée ailleurs. Une baisse de fréquentation, une météo défavorable ou une fermeture anticipée ne sont pas des motifs de rupture. La rupture irrégulière ouvre droit aux salaires qui restaient à courir jusqu'au terme prévu, ce qui, sur un contrat de trois mois rompu au premier, représente une somme significative.

Le saisonnier a-t-il droit à la mutuelle ?

Oui. Les régimes de frais de santé et de prévoyance de la branche s'appliquent dès le premier jour de contrat, pour les saisonniers comme pour les extras et les apprentis. La cotisation santé de branche est de 1,37 % du plafond mensuel, répartie 50 % employeur, 50 % salarie. Une dispense d'affiliation est possible dans les cas prévus, notamment lorsque le salarié bénéficie déjà d'une couverture, mais elle doit être écrite, demandée par le salarié et conservée. Une dispense verbale, acceptée en pleine saison sans document, fait perdre au régime son caractère collectif et entraîne la réintégration des contributions patronales.

Comment se comptent les jours fériés d'un saisonnier ?

La convention prévoit 10 jours, en plus du 1er mai, dont 6 jours garantis. Pour les saisonniers, la condition d'ancienneté s'apprécie sur neuf mois cumulés, ce qui permet à un salarié revenant plusieurs saisons d'y accéder. Les jours garantis sont dus même s'ils tombent un jour de repos ou pendant une période de congé. La régularisation intervient en fin d'année civile : les jours non pris donnent lieu à compensation dans les six mois, puis à paiement. Dans un établissement saisonnier fermé une partie de l'année, ce suivi doit être tenu pendant la saison, sous peine d'être impossible ensuite.

Le logement du personnel, comment se traite-t-il ?

Le logement mis à disposition est un avantage en nature. Il entre dans l'assiette des cotisations, figure au bulletin et se valorise selon le barème applicable, en fonction de la rémunération et du nombre de pièces. Il ne s'agit ni d'une facilité gracieuse ni d'une retenue sur salaire. Une contrepartie financière demandée au salarié modifie le calcul, elle ne le supprime pas. En parallèle, le saisonnier logé peut voir son repos quotidien ramené à dix heures, contre 11 heures consecutives en principe, à condition d'accorder vingt minutes de compensation. Ces deux règles se traitent ensemble.

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