Restaurants traditionnels
Salle et cuisine, coupures, avantage nourriture, heures supplémentaires.
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Dans un restaurant indépendant, la paie est faite par la personne qui dirige l'établissement, souvent après le service. Ce n'est pas un problème de compétence, c'est un problème de temps disponible et de règles qui changent sans prévenir.
Le détail
Nous produisons les bulletins, nous déposons la DSN et nous relisons les comptes rendus métier. Vous transmettez les heures, les absences et les repas fournis ; nous nous chargeons du reste, y compris des lignes propres au secteur : heures supplémentaires structurelles jusqu'à la durée conventionnelle de 39 heures par semaine, ventilation des majorations à 10 %, 20 % et 50 %, avantage nourriture réintégré au brut puis déduit du net, cotisations aux régimes de branche. La remontée d'informations tient sur un document unique.
Dans un petit établissement, les mouvements de personnel sont peu nombreux mais concentrés sur les périodes chargées. Nous prenons en charge la déclaration préalable à l'embauche, le contrat de travail avec sa classification, l'affiliation aux régimes de frais de santé et de prévoyance obligatoires dès le premier jour, puis le solde de tout compte, le certificat de travail et l'attestation destinée à l'assurance chômage. Les dispenses d'affiliation sont formalisées par écrit et conservées, condition de leur validité en contrôle.
Ce sont eux qui posent problème quand personne ne les tient. Nous suivons les jours fériés, 10 jours, en plus du 1er mai par an dont 6 jours garantis pour les salariés ayant un an d'ancienneté, avec leur régularisation en fin d'année civile. Nous suivons aussi les congés payés acquis à raison de 2,5 jours ouvrables par mois jours ouvrables par mois, du 1er juin au 31 mai, le contingent de 360 heures heures par an et les demi-journées de repos reportées. Ces compteurs vous sont restitués sous forme d'un état lisible.
Un dirigeant seul a besoin d'une réponse rapide, pas d'une note de synthèse. Peut-on embaucher un extra ce week-end, comment traiter un arrêt de travail qui tombe la veille d'un service, que faire d'un salarié qui refuse la mutuelle, comment classer un cuisinier recruté sans qualification. Nous répondons avec la règle applicable et la conséquence en paie, sans vous renvoyer vers un texte à lire. Les questions qui engagent au-delà de la paie vous sont signalées comme telles.
Déroulement
Nous fixons une date de remontée des variables, la même chaque mois, et nous relançons une seule fois. L'objectif est que vous n'ayez pas à penser à la paie en dehors de ce moment. Les éléments demandés se limitent à ce que vous seul pouvez connaître : heures réellement effectuées, absences, repas fournis, mouvements de personnel.
Le format de remontée s'adapte à ce que vous tenez déjà, cahier de service, planning imprimé, tableau ou relevé de pointage. Nous ne vous demandons pas de changer d'outil pour nous convenir. Ce qui compte est que le décompte des heures soit cohérent avec ce qui sera payé, puisque c'est le premier document réclamé en cas de contrôle.
Les bulletins sont contrôlés avant de vous être transmis, et les points qui demandent votre validation vous sont signalés séparément. Vous validez, nous éditons et nous déposons. Ce circuit court évite les corrections après remise aux salariés, principale source de perte de temps dans un petit établissement.
Une fois par an, nous faisons le point sur les compteurs à régulariser : jours fériés garantis non pris, soldes de congés, repos différé restant à compenser, dépassements éventuels du contingent. Ce rendez-vous évite les régularisations de dernière minute en décembre, qui pèsent sur la trésorerie au moment où l'activité ralentit.
Le repos hebdomadaire conventionnel est de 2 jours, consecutifs ou non, consécutifs ou non, avec une possibilité de fractionnement. Une demi-journée peut être reportée, dans une limite mensuelle fixée par le texte, et ce report doit être compensé. Le délai de compensation n'est pas le même selon que l'établissement dépasse ou non le seuil d'effectif prévu par la convention : plus court au-dessus, plus long en dessous.
Pour un restaurant indépendant qui reste sous ce seuil, c'est une souplesse réelle, à condition de tenir le compteur. Le risque est là : un délai plus long invite à repousser la compensation, jusqu'au moment où les demi-journées accumulées deviennent impossibles à placer sans désorganiser le service. Nous tenons ce compteur avec les bulletins et nous vous alertons quand une échéance approche.
Un exploitant seul cherche à réduire le nombre de décisions à prendre, pas à alléger ses obligations. La confusion entre les deux produit les situations les plus coûteuses du secteur : un forfait d'heures qui dispense de décompter, un extra qui facture au lieu d'être embauché, un salarié qui refuse la mutuelle sans écrit. Ces raccourcis se paient lors d'un contrôle ou d'un départ conflictuel. La simplicité utile est ailleurs.
Questions fréquentes
Non. Un établissement qui emploie quelques salariés relève des mêmes obligations qu'un groupe : bulletin conforme, DSN mensuelle, affiliation aux régimes de branche, décompte du temps de travail, tenue du registre unique du personnel. Le volume est faible, la technicité ne l'est pas. Externaliser à petite échelle a même un intérêt particulier, puisqu'aucune personne de l'établissement n'a la paie pour métier, donc aucune redondance en cas d'absence. La question n'est pas celle de la taille, mais celle du temps que la paie vous prend et du risque que vous portez seul.
Uniquement ce que nous ne pouvons pas connaître : les heures réellement effectuées par salarié, les absences avec leur motif, les repas fournis, les entrées et les sorties, ainsi que les éléments exceptionnels comme une prime ou un acompte. Le reste, taux, plafonds, grille conventionnelle et paramétrage, est tenu par nos soins. La transmission se fait au format qui vous convient, y compris à partir d'un planning ou d'un cahier de service. Nous fixons avec vous une date dans le mois, selon vos jours de fermeture et la date de virement des salaires.
Avec un écrit pour chaque vacation, sans exception. Le contrat d'extra est un contrat à durée déterminée d'usage, qui suppose un motif précis et une remise au salarié dans un délai court. Il ouvre droit à une indemnité de congés payés de 10 % et n'ouvre pas droit à l'indemnité de fin de contrat. Le nombre de jours par trimestre civil doit être suivi, un seuil conventionnel de 60 jours par trimestre civil jours ouvrant la possibilité d'une demande de requalification. La jurisprudence exige en outre de démontrer le caractère par nature temporaire de l'emploi.
Seulement dans les cas de dispense prévus, et à condition que la demande soit écrite, formulée par le salarié et conservée par l'employeur. Les régimes de frais de santé et de prévoyance sont obligatoires dès le premier jour, y compris pour les contrats courts, les saisonniers et les apprentis. Une dispense verbale n'existe pas juridiquement. Son absence de formalisation fait perdre au régime son caractère collectif et entraîne la réintégration des contributions patronales dans l'assiette, pour l'ensemble du personnel. Nous produisons les formulaires et nous les archivons avec le dossier du salarié.
Pour aller plus loin
Salle et cuisine, coupures, avantage nourriture, heures supplémentaires.
Voir la pageLe parcours complet d'un restaurant qui délégué sa paie.
Voir la pageCe qui fait varier le prix d'un bulletin en HCR.
Voir la pagePremier contact
Dites-nous combien de salariés vous employez et comment vous suivez vos heures. Nous vous proposons une organisation qui tient en une transmission par mois.