Prévoyance
Cadres et non-cadres, garanties minimales, franchise.
Voir la pageConvention HCR, IDCC 1979
Le régime frais de santé de la branche est obligatoire dès le premier jour de travail, y compris pour un contrat de quelques jours. Les dispenses existent, mais elles ne valent que si elles sont écrites.
Le régime frais de santé des hôtels, cafés et restaurants est un régime collectif et obligatoire, qui couvre l'ensemble des salariés dès leur premier jour de travail. La cotisation de branche s'élève à 1,37 % du plafond mensuel, répartie 50 % employeur, 50 % salarie.
L'affiliation n'attend ni la fin de la période d'essai, ni un seuil d'ancienneté, ni une durée minimale de contrat. Un extra engagé pour une soirée, un saisonnier et un apprenti relèvent de la même obligation qu'un salarié en contrat à durée indéterminée, sous réserve des dispenses.
Le détail
La branche HCR a mis en place un régime frais de santé obligatoire, dont la cotisation s'élève à 1,37 % du plafond mensuel, répartie 50 % employeur, 50 % salarie. La contribution patronale suit son propre régime social, à condition que le caractère collectif et obligatoire du régime soit respecté. La cotisation figure sur le bulletin de paie, en part salariale et en part patronale, sur des lignes identifiables. Le paramétrage se vérifie à chaque évolution du plafond mensuel de la sécurité sociale, fixé à 4 005 €, sur lequel la cotisation est assise.
L'affiliation intervient dès le premier jour de travail, sans période d'attente. Elle vaut pour les contrats à durée indéterminée comme pour les contrats courts : extras, saisonniers et apprentis sont concernés au même titre. Le point est mal traité dans les établissements qui recrutent au coup par coup, parce que l'affiliation demande le même travail pour une vacation que pour une embauche durable. Une affiliation omise se découvre lors d'un sinistre ou d'un contrôle.
Certains salariés peuvent demander à ne pas être affiliés, dans les cas de dispense prévus. La dispense obéit à un formalisme strict : elle doit être demandée par le salarié, formulée par écrit, et conservée par l'employeur pendant toute la durée du contrat et au-delà. Elle n'est jamais automatique et ne se déduit pas d'un accord verbal ni d'une case cochée dans un logiciel. Nous recueillons les demandes de dispense au moment de l'embauche, avec le justificatif correspondant, et nous les classons dans le dossier du salarié.
Une dispense non formalisée fait perdre au régime son caractère collectif. La conséquence est directe : les contributions patronales versées au titre de l'ensemble des salariés sont réintégrées dans l'assiette des cotisations, et pas seulement celles du salarié concerné. Un seul dossier incomplet suffit donc à fragiliser le régime de tout l'établissement. C'est l'un des redressements les plus mécaniques en contrôle, parce qu'il se constate sur pièces : soit l'écrit existe et il est produit, soit il n'existe pas.
Le salarié dont le contrat prend fin conserve le bénéfice des garanties frais de santé, jusqu a 12 mois, dans les conditions de la portabilité, sous réserve que la cessation du contrat ouvre droit à l'assurance chômage. Ce maintien est financé par la mutualisation et ne donne pas lieu à cotisation de l'ancien salarié. L'employeur a une obligation d'information au moment de la rupture, et il doit signaler la fin du contrat à l'organisme. Un dossier de sortie incomplet prive le salarié d'une couverture à laquelle il a droit.
Le versement santé est une somme versée par l'employeur, en remplacement de l'affiliation, au salarié en contrat de très courte durée qui remplit les conditions fixées par le code du travail et justifie d'une couverture individuelle. Son montant de référence mensuel s'élève à 22,27 €. Ce dispositif ne se décide pas au cas par cas selon la préférence de l'employeur : il suppose une demande du salarié, des justificatifs, et un calcul propre. Il concerne une part importante des effectifs dans les établissements qui emploient beaucoup d'extras.
L'employeur choisit librement l'organisme assureur de son régime frais de santé, dès lors que les garanties minimales fixées par la branche sont respectées. Aucune clause ne peut vous imposer un organisme déterminé. Ce que la branche fixe, c'est le niveau de couverture et le financement, pas le nom de l'assureur.
La comparaison porte donc sur trois éléments : la conformité des garanties au minimum conventionnel, le coût réel pour l'entreprise et pour le salarié, et la rapidité des affiliations et des radiations. Ce dernier point pèse lourd dans un établissement qui emploie des extras.
Le contrôle d'un régime de branche se fait sur pièces, et il porte moins sur les cotisations que sur la cohérence entre les effectifs et les affiliations. Les points examinés sont peu nombreux et toujours les mêmes.
Le régime frais de santé ne couvre pas les mêmes risques que le régime de prévoyance, et les deux obligations se cumulent. La prévoyance couvre l'incapacité, l'invalidité et le décès, avec des taux distincts selon le statut : 0,86 % de la tranche A pour les non-cadres et 1,50 % de la tranche A pour les cadres, et une franchise en incapacité de 90 jours continus.
Confondre les deux régimes conduit à des affiliations incomplètes. Sur un dossier repris, nous contrôlons les deux : un établissement qui a correctement affilié ses salariés à la mutuelle a rarement traité la prévoyance des cadres avec la même attention.
Questions fréquentes
Dès son premier jour de travail. Le régime frais de santé de la branche HCR est collectif et obligatoire, sans période d'attente ni condition d'ancienneté, et l'affiliation ne se reporte pas à la fin de la période d'essai. La cotisation s'élève à 1,37 % du plafond mensuel, répartie 50 % employeur, 50 % salarie. La seule exception tient aux dispenses d'affiliation, qui doivent être demandées par le salarié et formalisées par écrit. En pratique, l'affiliation se prépare avec le contrat et la déclaration préalable à l'embauche, dans le même mouvement, pour éviter qu'elle ne soit oubliée en période de forte activité.
Oui. L'obligation ne dépend ni de la nature du contrat, ni de sa durée : extras, saisonniers et apprentis relèvent du régime au même titre qu'un salarié en contrat à durée indéterminée. C'est l'un des points les plus mal traités du secteur, parce que la démarche demande autant de travail pour une vacation que pour une embauche durable. Deux issues sont possibles selon la situation : l'affiliation avec les dispenses écrites lorsqu'elles s'appliquent, ou le versement santé pour les contrats de très courte durée qui remplissent les conditions, dont le montant de référence est 22,27 €.
Des dispenses existent, dans les cas prévus par les textes, notamment lorsque le salarié bénéficie déjà d'une couverture obligatoire par ailleurs. Elles ne s'appliquent jamais d'office : la dispense doit être demandée par le salarié, formulée par écrit, accompagnée du justificatif adapté, et conservée par l'employeur. Une case cochée dans un logiciel de paie ne constitue pas une dispense. Nous recueillons ces demandes au moment de l'embauche, avec le justificatif, et nous les classons dans le dossier du salarié, parce que ce sont les premières pièces réclamées lors d'un contrôle du caractère collectif du régime.
La perte du caractère collectif du régime, et la réintégration des contributions patronales dans l'assiette des cotisations. La sanction ne se limite pas au salarié concerné : elle porte sur le régime, donc sur l'ensemble des contributions versées pour tous les salariés de l'établissement sur la période contrôlée. Un seul dossier sans écrit peut donc coûter très cher. Le contrôle est mécanique et ne laisse pas de place à l'interprétation : soit la demande écrite du salarié est produite, soit elle ne l'est pas. C'est le point que nous reprenons en priorité sur un dossier repris.
Oui. L'employeur choisit librement son assureur, dès lors que les garanties souscrites respectent les minima fixés par la branche. Aucun organisme ne peut vous être imposé. La comparaison porte alors sur trois points : la conformité des garanties au minimum conventionnel, le coût pour l'entreprise et pour le salarié compte tenu de la cotisation de branche de 1,37 % du plafond mensuel répartie 50 % employeur, 50 % salarie, et la qualité de gestion. Ce dernier critère est décisif dans un établissement qui emploie des extras et des saisonniers, où les affiliations et les radiations se comptent en dizaines sur une saison.
Le versement santé est une somme versée par l'employeur en remplacement de l'affiliation au régime collectif, au bénéfice du salarié en contrat de très courte durée qui en remplit les conditions et justifie d'une couverture individuelle. Son montant mensuel de référence est de 22,27 €. Il suppose une demande du salarié et des justificatifs, il ne relève pas d'un choix de gestion de l'employeur. Dans un établissement qui emploie de nombreux extras, il concerne une part réelle de l'effectif et mérite d'être traité de façon systématique, avec les mêmes pièces conservées que pour une dispense d'affiliation.
Pour aller plus loin
Cadres et non-cadres, garanties minimales, franchise.
Voir la pageDurée, reconduction, fin de saison, personnel logé.
Voir la pageEmbauches, absences, arrêts, soldes de tout compte, registre du personnel.
Voir la pagePremier contact
Nous rapprochons vos effectifs de vos affiliations, mois par mois, et nous récupérons les écrits de dispense manquants. Les écarts vous sont remis par écrit avant toute régularisation.