Externalisation de la paie
Production complète de vos paies, du recueil des variables au dépôt de la DSN.
Détail de la prestationÎle-de-France
L'Île-de-France vit d'une clientèle d'affaires, de congrès et de tourisme urbain répartie sur toute l'année. La saisonnalité y est celle du calendrier des salons et des événements, pas celle de l'été.
En Île-de-France, l'activité hôtelière et de restauration suit le calendrier des salons, des congrès et des manifestations plutôt que celui des vacances. Cette irrégularité se traduit par un recours important aux extras, avec un contrat écrit par vacation et un motif de recours précis. Le seuil conventionnel de 60 jours par trimestre civil fixe un plafond, sans dispenser de justifier la nature temporaire de l'emploi.
Un palace, une brasserie ouverte en continu, un bistrot de quartier et un traiteur organisateur de réception relèvent tous de la convention HCR, mais n'ont ni la même structure d'équipe, ni les mêmes contraintes de durée du travail, ni les mêmes points de vigilance en contrôle.
Paris et la petite couronne concentrent une hôtellerie d'affaires et de congrès, une hôtellerie de luxe employant des équipes nombreuses et très structurées, et une restauration de quartier tenue par des unités indépendantes de petite taille. Les brasseries, ouvertes en continu et servant tard, imposent des amplitudes longues et des organisations en coupures. Les traiteurs organisateurs de réception, expressément visés par la convention, fonctionnent avec un noyau permanent et un volant d'extras appelés événement par événement. L'hôtellerie des plateformes aéroportuaires et des pôles de congrès de la grande couronne travaille sur des flux d'affaires réguliers, avec des arrivées et des départs tardifs qui déplacent une partie du personnel vers la plage de nuit.
Points de vigilance
Le contrat d'extra est un contrat à durée déterminée d'usage conclu pour une vacation précise. Il suppose un écrit remis dans le délai conventionnel, mentionnant un motif de recours précis. Plusieurs vacations d'un même mois peuvent figurer sur un bulletin récapitulatif, ce qui allège la production mais ne remplace pas les contrats. En contrôle, c'est l'absence d'écrit qui fait basculer le dossier, avant même la discussion sur le nombre de jours travaillés.
Un établissement qui sert du matin à la fin de soirée fait travailler ses équipes sur des journées longues, souvent coupées. L'amplitude quotidienne reste plafonnée à 13 heures, conséquence du repos quotidien de onze heures consécutives, et les durées maximales journalières diffèrent selon les postes. Une coupure n'efface pas l'amplitude : c'est l'écart entre la première prise de poste et la fin de service qui se mesure, et il se reconstitue facilement à partir des plannings.
Les pourboires remis volontairement par la clientèle aux salariés en contact avec elle bénéficient d'une exonération d'impôt et de cotisations, sous condition d'une rémunération mensuelle hors pourboires n'excédant pas 1,6 SMIC, seuil apprécié chaque mois. Les sommes exonérées restent déclarées en DSN. Les pourboires centralisés par l'employeur en dehors du dispositif sont en revanche soumis à cotisations, la Cour de cassation l'ayant jugé le 5 juin 2025.
Nous commençons par distinguer le noyau permanent du volant d'extras, parce que les deux ne se traitent pas de la même façon. Les permanents sont classés sur les fonctions réellement exercées, avec un suivi des amplitudes, des repos et des heures de nuit. Les extras font l'objet de contrats préparés à l'avance, par vacation, avec un motif de recours conforme à l'événement, puis d'un bulletin récapitulatif mensuel.
Notre prestation
Le périmètre est le même partout. Ce qui change d'un territoire à l'autre, c'est la saisonnalité, la structure des équipes et la nature des contrôles.
Production complète de vos paies, du recueil des variables au dépôt de la DSN.
Détail de la prestationDes bulletins conformes à la convention HCR, contrôles avant diffusion.
Détail de la prestationDSN mensuelles et événementielles, retours de caisses, anomalies traitées.
Détail de la prestationCDI, saisonniers, extras, apprentis : rédaction et sécurisation des contrats.
Détail de la prestationVacations, contrats d'usage, bulletin récapitulatif, suivi du seuil de requalification.
Détail de la prestationOuverture de saison, personnel logé, reconduction, solde de fin de contrat.
Détail de la prestationQuestions fréquentes
Non, et c'est l'un des points les plus lourds en contrôle. Un salarié appelé pour tenir un poste dans votre établissement, selon vos consignes, avec vos moyens et à vos horaires, est un salarié, quelle que soit la facture qu'il émet. Quatre indices reviennent systématiquement : une convention même informelle, une facturation à l'heure, des tâches identiques à celles des salariés et un lien de subordination. La qualification retenue est alors la requalification en contrat de travail, assortie du travail dissimulé, avec les conséquences financières et pénales qui s'y attachent.
La convention fixe un seuil trimestriel au-delà duquel la requalification peut être demandée, mais ce seuil est un plafond et non une autorisation d'aller jusque-là. La Cour de cassation exige en outre de démontrer que l'emploi occupé est par nature temporaire, ce qui suppose de rattacher chaque vacation à un événement identifiable. Un salarié appelé chaque semaine sur le même poste, même en restant sous le seuil, occupe un emploi permanent à temps partiel.
Le forfait annuel en jours est réservé, dans la branche, aux cadres autonomes de niveau V dont la rémunération atteint au moins un seuil défini par référence au plafond de la sécurité sociale. Il suppose une convention individuelle écrite, un décompte des jours travaillés, un suivi documenté de la charge de travail et un entretien annuel. Sans ce suivi ni cet entretien, le forfait est privé d'effet : le salarié est réputé travailler selon la durée légale et peut réclamer un rappel d'heures supplémentaires calculé sur cette base.
Maillage
Nous suivons des établissements à Paris, dans les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne, les Yvelines, l'Essonne, le Val-d'Oise et la Seine-et-Marne.
Premier contact
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