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Martinique

Paie des hôtels martiniquais entre escales de croisière et clientèle d'affaires

La Martinique combine une hôtellerie de séjour, une clientèle d'affaires et des escales de croisière qui remplissent les tables sur des journées connues à l'avance. Ce calendrier permet d'anticiper les renforts.

Des pics prévisibles, des contrats à préparer

En Martinique, les journées d'escale produisent une pointe d'activité identifiable plusieurs semaines à l'avance pour la restauration du centre et des sites de visite. Cette prévisibilité est un avantage de gestion : les renforts peuvent être contractualisés avant la journée concernée, au lieu d'être improvisés le matin même. Le contrat d'extra est écrit pour chaque vacation, avec un motif de recours précis, et remis dans les deux jours ouvrables.

La convention collective des hôtels, cafés, restaurants s'applique dans les mêmes termes qu'en métropole. Ce qui change concerne les cotisations patronales, les employeurs ultramarins relevant du régime d'exonérations LODEOM, dont le barème dépend de l'activité, de l'effectif et de la rémunération.

Le tissu local

Fort-de-France concentre l'activité d'affaires, la restauration urbaine et les escales de navires de croisière. Le Lamentin prolonge cette clientèle professionnelle autour de la zone d'activité et de l'aéroport, avec une hôtellerie de passage et des repas de midi.

Le sud de l'île, des Trois-Îlets à Sainte-Anne, Sainte-Luce et Le Diamant, porte l'hôtellerie de séjour balnéaire et les tables de plage, sur une saison qui culmine pendant la saison sèche. Le nord, autour de Saint-Pierre et de la côte atlantique, accueille un tourisme de patrimoine et de nature à l'activité plus étalée et plus modeste.

Points de vigilance

Ce que nous voyons le plus souvent en Martinique

Les extras des journées d'escale

Un renfort mobilisé pour une journée d'escale relève du contrat d'extra, contrat à durée déterminée d'usage conclu pour une vacation identifiée. Le seuil conventionnel de 60 jours par trimestre civil fixe le point au-delà duquel la requalification peut être demandée, mais la nature temporaire de l'emploi doit rester démontrable en deçà. Un extra rattaché à une escale précise remplit cette condition, à la différence d'un renfort hebdomadaire installé sur le même poste que les permanents.

Les repas fournis au personnel

L'avantage en nature nourriture suit dans la branche un régime dérogatoire, valorisé à 4,35 € par repas, plus favorable que le barème de droit commun. Le droit est ouvert lorsque l'établissement est ouvert à la clientèle aux heures de repas et que le salarié est présent. Le repas fourni est réintégré au brut puis déduit du net, tandis que l'indemnité compensatrice versée en l'absence de repas entre au brut sans être déduite. Le décompte se tient jour par jour.

Notre prestation

Ce que nous prenons en charge en Martinique

Le périmètre est le même partout. Ce qui change d'un territoire à l'autre, c'est la saisonnalité, la structure des équipes et la nature des contrôles.

Questions fréquentes

Vos questions en Martinique

Qu'est-ce que le régime LODEOM change concrètement sur un bulletin ?

Il remplace, pour les employeurs éligibles, la réduction générale de cotisations patronales applicable en métropole par un dispositif propre aux territoires ultramarins. Le montant de l'exonération dépend du barème retenu pour l'entreprise, lui-même fonction du secteur d'activité, de l'effectif et de la rémunération du salarié. La ligne d'exonération figurant sur le bulletin est donc calculée selon une autre logique, et son report en déclaration sociale nominative suit des codes spécifiques. Le paramétrage se vérifie à l'ouverture du dossier puis à chaque évolution de l'entreprise.

Les jours fériés sont-ils les mêmes qu'en métropole ?

Les règles conventionnelles de la branche s'appliquent de la même façon : des jours fériés en plus du 1er mai, dont 6 jours sont garantis pour les salariés remplissant la condition d'ancienneté, et qui restent dus même lorsqu'ils tombent un jour de repos ou pendant les congés. S'y ajoutent des jours fériés propres au territoire, prévus par des textes locaux, qui suivent leur régime propre. Le décompte conventionnel se régularise en fin d'année civile, avec compensation en repos dans le délai prévu, puis paiement si la compensation n'a pas pu être accordée.

Maillage

Nous intervenons egalement

Nous suivons des établissements à Fort-de-France, Le Lamentin, Les Trois-Îlets, Sainte-Anne, Sainte-Luce, Le Diamant et Saint-Pierre.

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