Courchevel
La paie des restaurants d'altitude de Courchevel sur une saison compressée
À Courchevel, l'année de travail tient en quelques mois. Les compteurs d'heures y montent plus vite qu'ailleurs, et les seuils conventionnels se franchissent en pleine saison.
Une saison courte concentre tout le volume d'heures
Dans un établissement saisonnier de montagne, l'essentiel de l'activité annuelle est réalisé entre décembre et avril. Les heures supplémentaires ne se répartissent pas sur douze mois, elles s'accumulent sur quatre. La convention en tient compte : dans les établissements saisonniers, le contingent d'heures supplémentaires est apprécié par trimestre civil, à hauteur de 90 heures par trimestre civil. Ce seuil se franchit rapidement dans une brigade qui tourne sept jours sur sept, et son dépassement ouvre droit à une contrepartie obligatoire en repos qu'il faut calculer et faire prendre.
La restauration d'altitude ajoute ses propres contraintes. Les équipes montent et descendent, les horaires suivent l'ouverture des remontées, et une partie du personnel est logée sur place. Le décompte des heures doit rester quotidien, pas reconstitué en fin de mois de mémoire. C'est ce relevé qui permet de savoir, en février, si le trimestre en cours va dépasser le contingent, et d'arbitrer entre paiement, repos et renfort avant que la question ne se pose au moment du solde d'avril.
Le détail des règles applicables, les points de contrôle et notre méthode figurent sur la page Savoie.
Questions fréquentes
Vos questions à Courchevel
Quelles sont les durées maximales de travail applicables en cuisine ?
La convention fixe des durées quotidiennes maximales différentes selon les fonctions, plus strictes pour les cuisiniers que pour le personnel de service, avec un régime propre à la réception et à la veille de nuit. S'y ajoutent une limite hebdomadaire absolue et une moyenne sur douze semaines consécutives, plus basse que cette limite. Dans une station où l'activité est continue pendant plusieurs mois, c'est la moyenne sur douze semaines qui pose problème en premier, car elle interdit d'enchaîner durablement des semaines au maximum autorisé.
Le personnel logé peut-il voir son repos quotidien réduit ?
Oui, dans un cas précis. Le saisonnier logé sur le lieu de travail peut voir son repos quotidien ramené à dix heures, contre onze en principe, à la condition qu'une compensation en temps lui soit accordée. Cette réduction ne se pratique pas par habitude ni de façon générale : elle vise l'organisation particulière du personnel hébergé sur place. Elle doit être tracée, comme la compensation qui l'accompagne. Elle ne modifie ni l'amplitude maximale de la journée ni les durées quotidiennes maximales applicables au poste.
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