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Hautes-Pyrénées

La paie de l'hôtellerie de pèlerinage et des stations des Hautes-Pyrénées

Les Hautes-Pyrénées réunissent une hôtellerie de pèlerinage à forte capacité et des stations de montagne à double saison. Deux calendriers coexistent dans le même département, avec des besoins de main-d'oeuvre décalés.

Une saison de pèlerinage, une saison de ski

Dans les Hautes-Pyrénées, l'hôtellerie de pèlerinage travaille sur une saison longue qui court du printemps à l'automne, avec des établissements de capacité importante et des équipes nombreuses. Les stations de montagne suivent un calendrier inverse, centré sur l'hiver, avec une seconde ouverture d'été pour certaines. Un exploitant qui possède des sites dans les deux zones gère donc deux campagnes de recrutement par an.

Cette configuration rend le suivi des jours fériés particulièrement sensible, puisque les périodes de forte affluence recouvrent plusieurs d'entre eux. Les jours garantis par la convention, 6 jours, sont dus même s'ils tombent un jour de repos ou pendant les congés du salarié.

Le tissu local

Lourdes concentre une capacité d'hébergement importante liée au pèlerinage, avec des hôtels ouverts sur une saison longue, des services de restauration en pension et des équipes structurées en étages, salle et cuisine. La fréquentation se déplace par groupes, ce qui produit des journées pleines suivies de journées creuses.

Les stations de Saint-Lary-Soulan, Cauterets, Barèges, La Mongie et Gavarnie portent l'activité d'hiver et une part de tourisme d'été de montagne. Le thermalisme de Bagnères-de-Bigorre, d'Argelès-Gazost et de Cauterets ajoute un calendrier de cures qui déborde des vacances scolaires. Tarbes accueille enfin une restauration urbaine ouverte à l'année.

Points de vigilance

Ce que nous voyons le plus souvent dans les Hautes-Pyrénées

Le renfort de groupe et le contrat d'extra

L'arrivée d'un groupe pour quelques journées appelle des renforts en salle et en plonge. Le contrat d'extra répond à ce besoin, à condition d'être écrit pour chaque vacation, avec un motif de recours précis. Le seuil conventionnel de 60 jours par trimestre civil marque le point au-delà duquel la requalification peut être demandée, mais la nature temporaire de l'emploi doit être démontrable même en deçà. Un renfort permanent déguisé en extra reste requalifiable quel que soit le nombre de vacations.

Le logement du personnel en station

Loger un saisonnier en station est courant, faute d'hébergement disponible sur place. Le logement mis à disposition constitue un avantage en nature soumis à cotisations, distinct de l'avantage nourriture et évalué selon son propre barème. Lorsque le salarié saisonnier est logé par l'employeur, la convention autorise une réduction du repos quotidien assortie d'une compensation en temps. Cette réduction doit rester exceptionnelle, justifiée et tracée sur le planning conservé.

Notre prestation

Ce que nous prenons en charge dans les Hautes-Pyrénées

Le périmètre est le même partout. Ce qui change d'un territoire à l'autre, c'est la saisonnalité, la structure des équipes et la nature des contrôles.

Questions fréquentes

Vos questions dans les Hautes-Pyrénées

Un hôtel ouvert sept mois par an relève-t-il du régime saisonnier ?

Il peut y relever si la fermeture correspond à une variation d'activité régulière, prévisible et indépendante de la volonté de l'exploitant. Le contrat saisonnier se conclut dans les limites de durée fixées par la branche, 1 a 9 mois, ce qui couvre une saison longue de printemps à automne. Au-delà de ces limites, le recours n'est plus possible et l'emploi doit être pourvu par un contrat à durée indéterminée, éventuellement intermittent si un accord le permet. Le qualificatif saisonnier ne dépend pas du choix de l'employeur mais du rythme réel de l'activité.

Comment gérer les jours fériés d'une équipe qui travaille en continu ?

La convention prévoit des jours fériés en plus du 1er mai, dont une partie est garantie pour les salariés remplissant la condition d'ancienneté. Lorsque le salarié travaille un jour férié non garanti, la règle conventionnelle de compensation s'applique. Pour les jours garantis, le droit est maintenu même si le jour tombe pendant un repos ou un congé. Le décompte se régularise en fin d'année civile : les jours non pris donnent lieu à compensation en repos dans le délai prévu, puis à paiement si cette compensation n'a pas pu être accordée. Le suivi s'effectue salarié par salarié.

Maillage

Nous intervenons egalement

Nous suivons des établissements à Tarbes, Lourdes, Bagnères-de-Bigorre, Argelès-Gazost, Saint-Lary-Soulan, Cauterets et Luz-Saint-Sauveur.

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