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Lot

La paie des hôtels et restaurants lotois sur une saison très concentrée

Le Lot réalise l'essentiel de sa fréquentation sur une période courte, encadrée par un tourisme de pèlerinage plus étalé. Cette compression du calendrier pèse directement sur les plannings et sur les fins de contrat.

Deux mois qui décident de l'année

Dans le Lot, la saison utile est brève et l'organisation du travail doit être réglée avant qu'elle ne commence. Les hôtels de la vallée de la Dordogne, les tables des villages perchés et les hébergements d'étape recrutent au printemps pour une période qui se termine à la rentrée. Les erreurs de paramétrage commises au premier bulletin se répètent alors sur toute la saison, sans qu'il reste le temps de les corriger au fil de l'eau.

Le sujet quotidien est celui des repas pris par le personnel. Dans la branche, l'avantage en nature nourriture obéit à un régime dérogatoire, valorisé à 4,35 € par repas, à raison de deux par journée de travail au maximum. Il est indivisible et ne se proratise pas pour un salarié à temps partiel.

Le tissu local

Rocamadour reçoit une fréquentation de pèlerinage et de visite qui s'étale du printemps à l'automne et fait vivre une hôtellerie d'étape. La vallée de la Dordogne, autour de Souillac, Martel et Saint-Céré, concentre l'hébergement familial d'été, tandis que Saint-Cirq-Lapopie et la vallée du Célé attirent une clientèle de passage sur des créneaux courts.

Cahors et Figeac portent une restauration de ville moyenne ouverte à l'année, appuyée sur la clientèle de midi. Le vignoble de Cahors ajoute des tables de domaine et des chambres d'hôtes dont l'activité suit le calendrier des visites et des vendanges plus que celui des vacances scolaires.

Points de vigilance

Ce que nous voyons le plus souvent dans le Lot

Les jours fériés d'un salarié de passage

La convention prévoit des jours fériés en plus du 1er mai, dont une partie est garantie, pour les salariés justifiant d'une ancienneté d'un an, ramenée à 1 an cumulés pour les saisonniers. Les jours garantis sont dus même lorsqu'ils tombent un jour de repos ou pendant les congés. La régularisation intervient en fin d'année civile, avec compensation en repos dans le délai conventionnel, puis paiement si la compensation n'a pas pu être prise.

Le contingent d'heures en établissement saisonnier

Dans les établissements saisonniers, le contingent d'heures supplémentaires s'apprécie par trimestre civil, à hauteur de 90 heures par trimestre civil, et non seulement sur l'année. Une saison concentrée sur deux mois peut donc saturer le contingent d'un trimestre alors que le total annuel reste modeste. Le dépassement ouvre droit à une contrepartie obligatoire en repos, qui s'ajoute à la majoration. Le compteur se tient au fil des semaines, à partir d'un relevé d'heures signé.

Notre prestation

Ce que nous prenons en charge dans le Lot

Le périmètre est le même partout. Ce qui change d'un territoire à l'autre, c'est la saisonnalité, la structure des équipes et la nature des contrôles.

Questions fréquentes

Vos questions dans le Lot

Faut-il déduire le repas pris par le salarié sur son bulletin ?

Oui, lorsque le repas est réellement fourni par l'établissement. Le mécanisme comporte deux temps : la valeur du repas est réintégrée au salaire brut, puisqu'elle constitue un élément de rémunération soumis à cotisations, puis elle est déduite du net à payer, puisque le salarié l'a consommée. Le droit au repas suppose que l'établissement soit ouvert à la clientèle aux heures de repas et que le salarié soit présent. Rien n'est dû pour les jours d'absence, de congé ou d'arrêt de travail. Une taxe sur la valeur ajoutée forfaitaire est par ailleurs due sur les repas effectivement fournis.

Peut-on remplacer les repas par des titres restaurant ?

Non, pas pour s'acquitter de l'obligation de nourriture prévue par la convention. La Cour de cassation a jugé qu'un titre restaurant ne pouvait pas se substituer à cette obligation lorsque les conditions du droit au repas sont réunies. Deux solutions existent : fournir le repas, ce qui déclenche le mécanisme de réintégration puis de déduction, ou verser une indemnité compensatrice lorsque le repas n'est pas fourni. Cette indemnité entre dans le brut et n'est pas déduite du net, ce qui la rend plus coûteuse que la fourniture effective du repas.

Maillage

Nous intervenons egalement

Nous suivons des établissements à Cahors, Figeac, Souillac, Gourdon, Rocamadour, Saint-Céré et Martel, ainsi que dans la vallée du Célé.

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